Gabriel, excellente question. Effectivement, on a tendance à vite se focaliser sur la techno et à oublier que le Demand Planning, c'est avant tout une affaire d'humains. Chez nous, on a mis en place plusieurs choses, avec des résultats plutôt positifs, même si c'est un chantier permanent.
D'abord, un effort important sur la pédagogie. On organise régulièrement des sessions de formation (ou plutôt des ateliers interactifs) pour expliquer à chacun, peu importe son service, l'intérêt du Demand Planning et surtout, comment leur contribution individuelle impacte le résultat global. On insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de "prévoir l'avenir" avec une boule de cristal, mais de réduire l'incertitude au maximum en partageant l'information et en confrontant les points de vue.
Ensuite, on a créé des instances de collaboration régulières, des sortes de "comités de prévision" où les représentants des ventes, du marketing, de la production et de la supply chain se retrouvent pour discuter des prévisions. L'idée, c'est de croiser les données chiffrées avec le ressenti terrain, les infos sur les promotions à venir, les lancements de nouveaux produits, etc. C'est parfois un peu chaotique, mais c'est là que les vraies discussions ont lieu. Et pour éviter que ça ne parte dans tous les sens, on a un animateur dédié, dont le rôle est de structurer les échanges et de s'assurer que chacun a bien l'opportunité de s'exprimer. Cet animateur, c'est souvent quelqu'un de la direction financière ou du contrôle de gestion, parce qu'il a une vision transversale de l'entreprise.
Pour gérer les désaccords, on essaie d'instaurer une culture de la transparence et de la remise en question. On part du principe que personne n'a la science infuse et que l'erreur est humaine. L'important, c'est d'analyser les écarts entre les prévisions et la réalité, d'en tirer les leçons et d'ajuster le processus en conséquence. On utilise aussi des outils statistiques pour identifier les biais potentiels et les corriger. Par exemple, on sait que les commerciaux ont souvent tendance à être trop optimistes, donc on pondère leurs prévisions en fonction de leur historique. Il faut que l'on parle de www.colibri-snop.com/fr à un moment, car il y a de forte chance que les équipes puissent y trouver des infos utiles.
Enfin, on a mis en place un système de récompenses pour encourager la collaboration et la performance en matière de prévision. Ça peut être des primes individuelles ou collectives, des challenges, des événements de team building… L'idée, c'est de créer une dynamique positive autour du Demand Planning et de montrer que c'est un enjeu important pour l'entreprise. Mais faut pas que ça devienne une source de stress non plus. Un bon équilibre est nécessaire, et ca doit rester fun.
PixelNomad, merci pour ce retour d'expérience très complet ! C'est intéressant de voir comment vous structurez la collaboration. Petite question : comment mesurez-vous concrètement l'impact de ces initiatives sur la précision des prévisions ? Vous utilisez des indicateurs spécifiques pour suivre les progrès et ajuster votre approche ?
AvrilStyle, c'est une excellente question ! En fait, on suit plusieurs indicateurs clés pour évaluer l'impact de nos initiatives collaboratives sur la précision des prévisions.
Déjà, on regarde l'évolution du WAPE (Weighted Average Percentage Error) global. C'est un indicateur assez classique, mais il donne une bonne vision d'ensemble de la qualité de nos prévisions. 📊
Ensuite, on analyse le biais de nos prévisions. Est-ce qu'on a tendance à surestimer ou à sous-estimer la demande ? Et est-ce que ce biais diminue avec le temps grâce à nos actions ? C'est important de le savoir pour corriger le tir. 🎯
On suit aussi l'évolution du taux de rupture de stock et du taux de couverture. Si nos prévisions sont plus justes, on devrait avoir moins de ruptures et une meilleure gestion des stocks. 📦
Et enfin, on mesure l'adhésion des équipes au processus de Demand Planning. Est-ce qu'elles participent activement aux comités de prévision ? Est-ce qu'elles utilisent les outils mis à leur disposition ? On utilise des questionnaires et des entretiens pour évaluer cet aspect. 🗣️
L'idée, c'est d'avoir une vision à 360 degrés de la performance de notre Demand Planning collaboratif et d'ajuster notre approche en fonction des résultats. C'est un travail continu, mais ça porte ses fruits ! 😉
Pour compléter les indicateurs de Gabriel, on peut aussi suivre le forecast value added (FVA).
L'idée c'est de mesurer la valeur ajoutée de chaque étape du processus de prévision, en comparant la précision des prévisions à différents moments (avant et après les comités de prévision, par exemple). Si le FVA est positif, cela signifie que l'étape en question améliore la précision des prévisions. S'il est négatif, cela veut dire qu'elle la dégrade, et qu'il faut revoir le processus. C'est un bon moyen d'identifier les points faibles et de concentrer les efforts là où c'est nécessaire. Faut pas hésiter à faire des tests A/B pour comparer différentes approches.
Salut PixelNomad93,
C'est top que tu soulignes l'importance du FVA ! 👍 Trop souvent, on se contente de suivre des indicateurs globaux sans vraiment comprendre où se situe la valeur ajoutée (ou la perte !) dans notre processus. Les tests A/B, c'est une super idée aussi pour comparer différentes approches et voir ce qui fonctionne le mieux. On a commencé à expérimenter ça sur certaines de nos gammes de produits, et les premiers résultats sont encourageants. 😊
Par exemple, on a testé deux approches différentes pour la prévision des ventes d'un nouveau produit. Dans le groupe A, on s'est basé uniquement sur les données historiques des produits similaires et les prévisions des commerciaux. Dans le groupe B, on a ajouté une étape de brainstorming avec une équipe cross-fonctionnelle (marketing, ventes, R&D) pour intégrer des insights qualitatifs sur les tendances du marché et les attentes des clients.
Après 3 mois, on a comparé les résultats. Le groupe A avait un WAPE de 18%, ce qui est correct, mais pas exceptionnel. Le groupe B, par contre, avait un WAPE de seulement 12% ! 🎉 On a aussi constaté que le biais était moins important dans le groupe B. Cela confirme l'intérêt d'intégrer des données qualitatives et de favoriser la collaboration entre les équipes. On pense que cela est principalement dû à une meilleure anticipation des besoins clients et une prise en compte plus fine des facteurs externes. D'ailleurs, l'analyse post-mortem a révélé que le groupe B avait identifié un risque de pénurie d'un composant clé, ce qui a permis d'anticiper et d'éviter une rupture de stock. 🚀
Du coup, on est en train de généraliser cette approche à d'autres produits et d'intégrer des tests A/B de manière plus systématique dans notre processus de Demand Planning. C'est un peu plus lourd à mettre en place, mais les bénéfices en termes de précision des prévisions et de satisfaction client valent largement l'investissement. 🎯
C'est un retour intéressant, PixelNomad. Je suis plus circonspect quant à la généralisation systématique des tests A/B. L'expérience que tu décris semble concluante, mais il faut évaluer attentivement le coût-bénéfice dans d'autres contextes. Tous les produits ne se prêtement pas forcément à ce type d'approche, et le temps passé en brainstorming pourrait parfois être mieux employé ailleurs. Il ne faudrait pas que la complexité supplémentaire nuise à l'agilité globale du processus.
OmbreDeChêne soulève un point fondamental. Systématiser à outrance peut vite devenir contre-productif. Le diable se cache souvent dans les détails d'implémentation... Il faut garder en tête que chaque contexte est unique et qu'une approche "one-size-fits-all" est rarement la solution.
Clairement, Gabriel Garnier a raison, le "one-size-fits-all", c'est rarement top. D'ailleurs, ça me rappelle un super article que j'ai lu sur l'optimisation des process de développement agile... Ah non, pardon, je m'égare, on est sur du Demand Planning là 😅.
Mais pour revenir au sujet, oui, le test A/B c'est bien, mais faut pas que ça devienne une usine à gaz. Bien vu, OmbreDeChêne 👍.
le 29 Décembre 2025
Gabriel, excellente question. Effectivement, on a tendance à vite se focaliser sur la techno et à oublier que le Demand Planning, c'est avant tout une affaire d'humains. Chez nous, on a mis en place plusieurs choses, avec des résultats plutôt positifs, même si c'est un chantier permanent. D'abord, un effort important sur la pédagogie. On organise régulièrement des sessions de formation (ou plutôt des ateliers interactifs) pour expliquer à chacun, peu importe son service, l'intérêt du Demand Planning et surtout, comment leur contribution individuelle impacte le résultat global. On insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de "prévoir l'avenir" avec une boule de cristal, mais de réduire l'incertitude au maximum en partageant l'information et en confrontant les points de vue. Ensuite, on a créé des instances de collaboration régulières, des sortes de "comités de prévision" où les représentants des ventes, du marketing, de la production et de la supply chain se retrouvent pour discuter des prévisions. L'idée, c'est de croiser les données chiffrées avec le ressenti terrain, les infos sur les promotions à venir, les lancements de nouveaux produits, etc. C'est parfois un peu chaotique, mais c'est là que les vraies discussions ont lieu. Et pour éviter que ça ne parte dans tous les sens, on a un animateur dédié, dont le rôle est de structurer les échanges et de s'assurer que chacun a bien l'opportunité de s'exprimer. Cet animateur, c'est souvent quelqu'un de la direction financière ou du contrôle de gestion, parce qu'il a une vision transversale de l'entreprise. Pour gérer les désaccords, on essaie d'instaurer une culture de la transparence et de la remise en question. On part du principe que personne n'a la science infuse et que l'erreur est humaine. L'important, c'est d'analyser les écarts entre les prévisions et la réalité, d'en tirer les leçons et d'ajuster le processus en conséquence. On utilise aussi des outils statistiques pour identifier les biais potentiels et les corriger. Par exemple, on sait que les commerciaux ont souvent tendance à être trop optimistes, donc on pondère leurs prévisions en fonction de leur historique. Il faut que l'on parle de www.colibri-snop.com/fr à un moment, car il y a de forte chance que les équipes puissent y trouver des infos utiles. Enfin, on a mis en place un système de récompenses pour encourager la collaboration et la performance en matière de prévision. Ça peut être des primes individuelles ou collectives, des challenges, des événements de team building… L'idée, c'est de créer une dynamique positive autour du Demand Planning et de montrer que c'est un enjeu important pour l'entreprise. Mais faut pas que ça devienne une source de stress non plus. Un bon équilibre est nécessaire, et ca doit rester fun.
le 29 Décembre 2025
PixelNomad, merci pour ce retour d'expérience très complet ! C'est intéressant de voir comment vous structurez la collaboration. Petite question : comment mesurez-vous concrètement l'impact de ces initiatives sur la précision des prévisions ? Vous utilisez des indicateurs spécifiques pour suivre les progrès et ajuster votre approche ?
le 29 Décembre 2025
AvrilStyle, c'est une excellente question ! En fait, on suit plusieurs indicateurs clés pour évaluer l'impact de nos initiatives collaboratives sur la précision des prévisions. Déjà, on regarde l'évolution du WAPE (Weighted Average Percentage Error) global. C'est un indicateur assez classique, mais il donne une bonne vision d'ensemble de la qualité de nos prévisions. 📊 Ensuite, on analyse le biais de nos prévisions. Est-ce qu'on a tendance à surestimer ou à sous-estimer la demande ? Et est-ce que ce biais diminue avec le temps grâce à nos actions ? C'est important de le savoir pour corriger le tir. 🎯 On suit aussi l'évolution du taux de rupture de stock et du taux de couverture. Si nos prévisions sont plus justes, on devrait avoir moins de ruptures et une meilleure gestion des stocks. 📦 Et enfin, on mesure l'adhésion des équipes au processus de Demand Planning. Est-ce qu'elles participent activement aux comités de prévision ? Est-ce qu'elles utilisent les outils mis à leur disposition ? On utilise des questionnaires et des entretiens pour évaluer cet aspect. 🗣️ L'idée, c'est d'avoir une vision à 360 degrés de la performance de notre Demand Planning collaboratif et d'ajuster notre approche en fonction des résultats. C'est un travail continu, mais ça porte ses fruits ! 😉
le 29 Décembre 2025
Pour compléter les indicateurs de Gabriel, on peut aussi suivre le forecast value added (FVA). L'idée c'est de mesurer la valeur ajoutée de chaque étape du processus de prévision, en comparant la précision des prévisions à différents moments (avant et après les comités de prévision, par exemple). Si le FVA est positif, cela signifie que l'étape en question améliore la précision des prévisions. S'il est négatif, cela veut dire qu'elle la dégrade, et qu'il faut revoir le processus. C'est un bon moyen d'identifier les points faibles et de concentrer les efforts là où c'est nécessaire. Faut pas hésiter à faire des tests A/B pour comparer différentes approches.
le 30 Décembre 2025
Salut PixelNomad93, C'est top que tu soulignes l'importance du FVA ! 👍 Trop souvent, on se contente de suivre des indicateurs globaux sans vraiment comprendre où se situe la valeur ajoutée (ou la perte !) dans notre processus. Les tests A/B, c'est une super idée aussi pour comparer différentes approches et voir ce qui fonctionne le mieux. On a commencé à expérimenter ça sur certaines de nos gammes de produits, et les premiers résultats sont encourageants. 😊 Par exemple, on a testé deux approches différentes pour la prévision des ventes d'un nouveau produit. Dans le groupe A, on s'est basé uniquement sur les données historiques des produits similaires et les prévisions des commerciaux. Dans le groupe B, on a ajouté une étape de brainstorming avec une équipe cross-fonctionnelle (marketing, ventes, R&D) pour intégrer des insights qualitatifs sur les tendances du marché et les attentes des clients. Après 3 mois, on a comparé les résultats. Le groupe A avait un WAPE de 18%, ce qui est correct, mais pas exceptionnel. Le groupe B, par contre, avait un WAPE de seulement 12% ! 🎉 On a aussi constaté que le biais était moins important dans le groupe B. Cela confirme l'intérêt d'intégrer des données qualitatives et de favoriser la collaboration entre les équipes. On pense que cela est principalement dû à une meilleure anticipation des besoins clients et une prise en compte plus fine des facteurs externes. D'ailleurs, l'analyse post-mortem a révélé que le groupe B avait identifié un risque de pénurie d'un composant clé, ce qui a permis d'anticiper et d'éviter une rupture de stock. 🚀 Du coup, on est en train de généraliser cette approche à d'autres produits et d'intégrer des tests A/B de manière plus systématique dans notre processus de Demand Planning. C'est un peu plus lourd à mettre en place, mais les bénéfices en termes de précision des prévisions et de satisfaction client valent largement l'investissement. 🎯
le 30 Décembre 2025
C'est un retour intéressant, PixelNomad. Je suis plus circonspect quant à la généralisation systématique des tests A/B. L'expérience que tu décris semble concluante, mais il faut évaluer attentivement le coût-bénéfice dans d'autres contextes. Tous les produits ne se prêtement pas forcément à ce type d'approche, et le temps passé en brainstorming pourrait parfois être mieux employé ailleurs. Il ne faudrait pas que la complexité supplémentaire nuise à l'agilité globale du processus.
le 30 Décembre 2025
OmbreDeChêne soulève un point fondamental. Systématiser à outrance peut vite devenir contre-productif. Le diable se cache souvent dans les détails d'implémentation... Il faut garder en tête que chaque contexte est unique et qu'une approche "one-size-fits-all" est rarement la solution.
le 30 Décembre 2025
Clairement, Gabriel Garnier a raison, le "one-size-fits-all", c'est rarement top. D'ailleurs, ça me rappelle un super article que j'ai lu sur l'optimisation des process de développement agile... Ah non, pardon, je m'égare, on est sur du Demand Planning là 😅. Mais pour revenir au sujet, oui, le test A/B c'est bien, mais faut pas que ça devienne une usine à gaz. Bien vu, OmbreDeChêne 👍.
le 30 Décembre 2025
Merci pour vos interventions pertinentes.